La crise économique liée au Covid-19

Les commerces non-alimentaires du centre Univer

Alain Jouzel efface les loyers et les charges du 1er avril au 1er mai

Depuis le 17 mars 2020, les temps sont durs pour les commerces non-alimentaires du centre commercial Univer


« Restez chez vous ! » : ce slogan conduisant au confinement absolu pour éviter la propagation du Covid-19 est suivi à la lettre dans le secteur de Châteaugiron. Un bon comportement citoyen pour arriver à bout de ce foutu virus.

Mais, depuis ce mardi 17 mars 2020, à midi, les temps sont durs pour les commerçants et notamment dans les commerces non alimentaires. C’est le cas notamment au centre commercial Univer qui n’échappe pas à la règle comme dans tous les sites similaires de France et de Navarre. 

Pour Alain Jouzel, le propriétaire d'Univer, il s'agit d'agir vite !


« Il s’agit d’apporter des solutions ! »

Alain Jouzel, le propriétaire et promoteur d’Univer, n’est pas du genre à attendre, l’arme au pied, que les choses aillent mieux d’elles-mêmes avec une solution qui tombera du ciel. Il est très clair « Il faut rester dans l’action concrète et que chacun soit efficace dans sa zone d’influence. Il ne s’agit plus de se poser des questions mais d’apporter des solutions ». 

Et comment ? « Il faut agir même dans les toutes petites choses car c’est tous ensemble que nous allons gagner. A partir d’aujourd’hui tout le monde peut apporter sa quote-part à l’édifice ». Et il montre de suite l’exemple !

Avril, une période blanche : c’est gratis

Le patron d’Univer joint le geste à la parole avec une mesure phare en ces temps difficiles : il fait tout simplement cadeau du loyer et des charges aux entrepreneurs qui exploitent, chez lui, une cellule commerciale non-alimentaire, pendant ce mois d’avril 2020.

Alain Jouzel connaît bien le sujet « Ce sont les petits commerces les plus vulnérables. Les grandes enseignes s’en sortiront toujours. L’Etat apporte certes des aides mais il s’agit souvent de prêts. Ici, du 1er avril au 1er mai, nous entrons dans une période blanche. Une fois que c’est passé, il n’y a pas de différé à rembourser. On redémarre son activité ! ».

Depuis le lancement de son centre Univer, en 2013, Alain Jouzel a toujours été solidaire de ses partenaires, des commerçants indépendants aux enseignes nationales. Il sait depuis ses débuts en 1978 - avec son épicerie Unico de Nouvoitou - qu’il faut parfois passer par des moments plus difficiles dans la vie. Et là, il faut se serrer les coudes.

Alain Jouzel lance un appel à tous les décideurs : l'Etat ne peut pas tout !

Un appel aux décideurs

Alain va même plus loin en effaçant aussi le loyer de la chocolaterie Monbana qui tourne au ralenti, sans oublier la récente épicerie NOUS anti-gaspi venue apporter un nouveau concept ancré à fond dans la tendance de l’époque. C’est ainsi qu’au global, le patron d’Univer efface l’ardoise du loyer sur 11 715 m² de surface de vente, un ensemble qui abrite 95 emplois sur le site de Châteaugiron.

Après avoir montré l’exemple, Alain va même plus loin et propose une idée « Les entrepreneurs et les grands groupes ont le devoir de s’impliquer dans ces moments humainement et économiquement difficiles pour tous. J’incite les décideurs qui le peuvent à faire un effort dans ce sens ». Avant d’ajouter « L’Etat ne peut pas tout ».

L'objectif  ? Il faut qu'Univer retrouve au plus tôt la fréquentation des grands jours comme ici à la fin 2019.

Prêter n’est pas donner…

On sait que le gouvernement français a lancé le 25 mars 2020 un vaste programme de prêts bancaires aux entreprises garanti par l’Etat à hauteur de 300 milliards. Mais il s’agit d’un emprunt donc d’une dette supplémentaire. 

Certains rétorqueront que les dettes seront bien effacées un jour. Il n’est pas interdit de rêver… Commencez par demander à votre banquier d’annuler les remboursements restant à courir sur les emprunts de votre maison ... Et à titre d’info, voici un argument historique massue : l’Allemagne a fini de payer, à la France, les réparations de la guerre 1914-1918… en 2010 !...

Alain Jouzel : aider maintenant pour mieux rebondir ensuite. Il faut tenir le cap pendant ce passage difficile.

Donner pour mieux rebondir ensuite

Ici, ce n’est pas l’Etat qui prête avant d’être remboursé… mais le patron d’Univer qui donne carrément à fonds perdus. « Cette aide financière devrait permettre aux commerces d’éviter le report d’échéances comme le prévoit le dispositif mis en place par le gouvernement et les établissements financiers ».

Alain Jouzel pense déjà à l’après Covid        « Je souhaite que les commerçants qui ont choisi Univer pour s’installer puissent mieux rebondir après cette période de confinement ». L’objectif est clair : sauvegarder le tissu économique local et préserver l’emploi. 

Le bateau Univer traverse actuellement les quarantièmes rugissants… voire les cinquantièmes hurlants bien connus des grands navigateurs… mais le capitaine tient bon la barre afin de garder le bon cap et conduire la totalité de son équipage à bon port.

Le calme vient toujours après la tempête. Il faut tenir.